Texte édité par cedever pour son codever info 1er trimestre 2006 :
Codever défend aussi les terrains permanents.
Notre pétition disponible sur le site www.codever.be et dans le Moto 80 N° 633 du 27 janvier 2006 va bientôt se clôturer. Mais Codever sinvestit aussi dans laction pour sauver le site de Bierset .
Depuis vingt ans lancienne sablière du Locray, située en bout de la piste denvol de lairport de Bierset était fréquentée assidûment par les motocrossmen. Des vedettes comme Everts, Smets, Mélotte, Ramon, Caps, Jobé, Coppins, Mac Farlane, Cairoli, Townley, les frères Pourcel
sy sont entraînés ainsi des centaines dautres pilotes renommés ou amateurs. Les enfants y disposaient dune piste aussi où ils pouvaient sinitier aux joie de la moto sans bobos en cas de chute. Ce circuit était illicite. Il naurait pas pu être licite suite aux législations contradictoires. (*)
Une tolérance existait à Bierset qui arrangeait tout le monde. On reproche souvent aux motos de cross de faire trop de poussière ou de bruit. Dans le sable de la carrière de Locray en bout de la piste denvol de lairport, il ny avait aucune nuisance, ni pour laéroport, ni pour les riverains qui ont été expropriés avec les deniers publics. Lendroit était idéal. Même les environnementalistes les plus intégristes sont davis quil faut créer des circuits permanents dans des zones écologiquement dégradées.
La tolérance a pris fin le 18 janvier 2006.
Suivant un avis de Police et les déclarations du Bourgmestre local, le bien nommé Mottard, la présence dune nappe phréatique rendrait la pratique du motocross impossible sur ce site potentiellement pollué, classé en zone verte/réserve naturelle. Des instructions lui ont été données par le Ministre de lagriculture et de lenvironnement dinterdire laccès des motards et de poursuivre judiciairement les contrevenants.
Les raisons profondes sont liées à lextension de lairport . La SOWAER (Société wallonne des aéroports) vient dacheter la carrière. Des nouveaux parking davions doivent être desservi par une nouvelle voirie interne qui longera la carrière et lintégrera dans lenceinte de lairport. Les travaux ont dailleurs commencé. Il fallait débarrasser le chantier. Par la suite, des clôtures seront posées pour sécuriser lensemble de laéroport.
Plusieurs paramètres se confrontent et doivent se concilier :
Lextension et la sécurité de laéroport
Lutilisation intensive dun terrain dentraînement par les motocrossmen depuis deux décennies et le manque crucial de terrains pour cette discipline sportive
Lexploitation illicite du circuit, avec la bénédiction de lex-propriétaire, par une modeste dame qui entretenait le site et faisait passer le bulldozer
Les incidences écologiques et la tranquillité des riverains
Lutilisation rationnelle des deniers publics par la Région Wallonne
On peut comprendre que lextension et la sécurité de laéroport soient prioritaires pour des raisons économiques, mais cela ne doit pas se faire en négligeant les autres contingences.
On peut comprendre aussi quune activité illicite soit remplacée par une activité licite, agréée, structurée, organisée avec un permis denvironnement, des horaires, des taxes.
A la demande des motocrossmen, Codever a pris le dossier en main et exerce son travail de lobbying auprès des autorités et des médias.
La solution proposée par les autorités: jeter les motards pour créer une zone verte/réserve naturelle ne nous semble pas la plus adéquate même pour la sécurité aéroportuaire. Les autorités de lairport nous ont avoué que, jusquà présent les motards ne les gênaient pas, que, de cette ancienne carrière de 25 ha, ils ne feront RIEN. Cest un chancre.
Une réserve naturelle en bout de piste risque dêtre colonisée par des oiseaux. Le crash dEindhoven reste encore dans les mémoires.
Pour une question de sécurité, un site aéroportuaire doit être particulièrement surveillé avec clôtures, caméras, surveillance en continu
Il faut éliminer tout risque dattentat, de sabotage, ou tout simplement de vol. (des marchandises ont été dérobées par du personnel de logistique à Bierset)
Avec la solution proposée par Codever cet objectif sécuritaire peut parfaitement être obtenu tout en maintenant lactivité sportive. Notre solution est la suivante. On met fin à loccupation illicite. OK . Sous la route en construction, on aménage un passage (cela se fait pour des grenouilles) qui arrive directement dans la carrière muni dune barrière haute et en constitue lunique voie daccès. Le reste de la carrière sera un cul de sac entièrement clôturé en contrebas du reste de lairport dont il est totalement isolé. Techniquement cest possible, mais il faut la volonté de le faire. On y crée un centre sportif destiné au motocross comme à Grevenborg en collaboration avec la RW avec une cafétaria, des installations sanitaires, un poste de secours, du personnel, des jours et des heures douvertures. Le maintien dune activité sportive surveillée et responsabilisée offrira plus de sécurité quun trou de 25ha abandonné qui ne sert à RIEN, si ce nest à recevoir des déchets clandestins, des lapins et des oiseaux et sera plus rentable pour les deniers publics.
Quant à la question de la nappe phréatique, soyons objectif. Avec du sable, des tapis environnementaux, des moteurs modernes qui ne perdent pas dhuile, les motos polluent 1.000 x moins que les avions au décollage qui dégazent ou rejettent le glycol ou les autres substances toxiques dont on a pulvérisé les ailes. Bien sûr, il faudra interdire aux motards de vidanger sur place et sanctionner le contrevenant éventuel par une exclusion.
La question de la pollution sonore vis à vis des riverains ne se pose pas. Ils ont été expropriés par la RW avec les deniers des contribuables
(*) Rappelons que Codever sest déjà battu pour la cause des circuits permanents, quen mars 1995 un arrêté du Gouvernement wallon, modifiant le RGPT, classait en établissement dangereux, insalubre et incommode tout site où évoluait un engin de loisir à moteur thermique plus dune fois par an. Dans le même temps, la cour de cassation estimait quil y avait incompatibilité entre un circuit permanent et une zone agricole. Dun côté pour le Ministère de lenvironnement, il y avait obligation de créer des circuits permanents avec étude dincidence, permis dexploiter, mais pour laménagement du territoire, il y avait impossibilité. Cette situation kafkaïenne ne fut réglée quen octobre 2002 au moment où le Ministre Forêt modifia le CWATUP et créa le permis denvironnement. Mais les démarches administratives, les études dincidence, les recours des riverains grincheux sont tellement lourds et onéreux que seuls le circuit dHélecine et le domaine de Bilstain ont réussi a obtenir leur agréation. Tous les autres ont disparu ou sont illicites. Cest peu pour la Wallonie, berceau du motocross, qui engendra tant de champions : Nic Janssen, Auguste Mingels, Joël Robert, Gaston Rahier, André Malherbe, Georges Jobe,
. La Flandre fait mieux avec 7 circuits agréés.