FRED BOLLEY EN SUÈDE : IL NOUS DIT TOUT..! // mercredi 11 avril 2007
Par DeVoTee*, mercredi 11 avril 2007 à 21:23 :: [Contributor]-Fred Bolley
Ouverture du WEC en suède
Pas si blanc que ça !
Yà pas à tortiller, un résultat blanc dans la neige suédoise, je mattendais à mieux ! Pourtant, dans le pire, il y a toujours du bon. Et pour le coup, jai retenu la leçon. Mais commençons par le commencement ! quand on sest quitté après lindoor de Lyon, jétais en partance pour louverture du championnat dEspagne, sitges, juste au sud de Barcelone. Vingt-cinq degrés Celsius et du sec sous les crampons : un terrain de jeu et un climat qui me convient un peu mieux pour un apprentissage express de la discipline. Bilan : deuxième en E3 et cinquième scratch. Devant, il y a cervantes, forcement un sacré lièvre despingouin : neuf secondes quil me met dans la première spéciale ! Mais quil ne compte pas trop sur moi pour jouer les tortues ! Je suis payé pour mettre du gaz, pas pour faire de la littérature.
Bref, cest remonté à bloc que je mets les voiles pour la suède. Chez Gas Gas, ils se sont dit quil ne serait peut-être pas complètement inutile de prévoir quelques jours de roulage avant le début des hostilités. Zavaient pas tort : -5 quil fait a notre arrivée ! Trente degrés de moins en quelques heures, ya déjà de quoi se la chercher quand tu as envie de pisser
Pour rouler, cest pareil on tâtonne un peu.
Les tests se déroulent plutôt bien, pneus cloue, réglages suspensions
On déblaie au chasse-neige.
En plus la météo sadoucit, youpi ! Si je vous parle autant du thermomètre, cest que cette andouille va nous jouer un sale tour. Parce que quand la neige à bien eu le temps de se ramollir, voilà que le mercure replonge comme une brute la veille de la course. Et là, ce nest plus de lenduro, cest survivor ! Explication.
Imaginez non pas une ornière gelée, mais trois. Vous vous dites tant mieux, il y a le choix, ben non ! Celle du milieu, cest pour les pneus et les deux autres, cest pour les pompes, comme en ski de fond ! Et vas-y que je te soude tout ça a fond de quatre pendant deux jours dans les sous-bois. Cest pas compliqué, quand Lundgren ma déboîté en liaison le samedi matin, jai rajeuni de vingt ans. Je me suis senti débutant, bon daccord cest le champion du monde junior en titre. Mais sur terrain normal, je le dis tout de suite, ça ne sera pas la même.
Là franchement, cest un autre sport. Dailleurs, il ny a que les locaux qui sen sortent, hormis les cadors nordiques de la discipline qui trouve déjà ça galère, des mecs sortis de nulle part avec des casques sans visière et des GECEL super bruno sur le groin, collent des bennes de secondes au reste du monde dans des spécial de dix-huit minutes. Surréaliste !
Bon ça na pas loupé, au bout de quelques heures, je me suis mis la cheville en vrac dans une racine. Les souvenirs de la double fracture dastragale qui se réveillent. Rideau ! Je préfère jeter léponge pour le week-end et ne pas plier ma saison par excès dorgueil. Du coup, jobserve. Et je comprends, lannée prochaine, je me teins en blond, me fais pousser la moustache et greffer quinze kilos de muscles suédois et je minscris sous le nom de Friedrik Bollgrün.
Bon allez, on va se quitter, prochains rendez-vous : Grappe de Cyrano, puis ouverture du championnat de France à Massiac et re-mondial en Espagne et au Portugal.
En attendant, je me refais une cheville et je règle des petits problèmes de fourche et damorto.
Et puis surtout, je choppe la caisse. Parce que sil y a bien une chose que jai compris, cest quil faut lavoir pour senquiller des journées de sept heures de brèle !
Fred BOLLEY '07..