Hello à tous, j'ai eu l'occasion de participer à un des séjours organisé par Cédric Melotte et son équipe, ce fut MAGNIFIQUE ! Je ne peux que vous le conseiller !!!
Je vous fais part de mon compte rendu, photos et vidéos ... 
ENDURO ET PLAISIR DE LA TABLE DANS LA VALLEE DE SUSA AVEC CEDRIC MELOTTE
Vous aimez lenduro ? Vous aimez la cuisine ensoleillée et parfumée? Vous avez envie de progresser en enduro ou juste envie de visiter une région magnifique en grimpant à plus de 2.500 mètres daltitude au guidon de votre machine denduro préférée ? Alors contactez sans plus attendre Cédric Mélotte, il sera votre guide à moto mais aussi dans les meilleurs restaurants de la région de Susa (Piémont, Nord de lItalie), une expérience inoubliable, à vivre au moins une fois dans la vie de tous amateurs denduro, et ce peu importe le niveau !
Cest Melotski en personne qui vient nous accueillir à laéroport de Turin. Laccueil est plus que chaleureux, avec son large sourire, on ressent tout de suite que Cédric trépigne dimpatience de vous faire découvrir son jardin secret. Pour ce séjour «enduro & plaisir de la table » programmée les 25, 26 et 27 mai 2012, nous sommes un groupe de cinq pilotes, le niveau est assez bon avec des pilotes dexpériences comme Frank Lorge, Jérôme Bodart et Matthew Coombs qui sont des enduristes hors pairs plutôt dun très bon niveau avec des participations à de nombreuses classiques françaises, les Six Jours sans oublier des participations à notre Championnat National. Emmanuel Mourlon fait aussi partie du voyage, dun bon niveau également il participe régulièrement aux classiques françaises et à quelques enduros belges en catégorie junior mais compte moins dheures de roulage que nos trois premiers lascars, enfin je clôture le groupe avec le niveau de pilotage le plus faible, quelques sorties par an privilégiant avant tout la balade et le plaisir de découvrir les paysages, javoue que je débarque un peu stressé sur le sol italien, non pas par rapport à ce qui nous attend car je sais que Cédric est là pour satisfaire tout le monde et que chacun trouvera son plaisir en fonction de son niveau, mais plutôt stressé dêtre un boulet pour les quatre autres pilotes
vous pourrez lire par la suite que lorganisation est telle quil y en a eu pour tous les goûts et pour tous les niveaux.
Vendredi 25 mai | Shopping et mise en jambes
Nous quittons laéroport de Turin accompagné dun soleil radieux, et prenons avec notre guide de luxe la direction de la vallée de Susa, située dans la région du Piémont. Le Piémont est la deuxième plus grande région dItalie par la superficie et la cinquième par la population. Cette région d'Italie du Nord-Ouest tire son nom de sa situation : au pied des Alpes. Elle est traversée par le Pô, le plus important fleuve italien tant par sa longueur, 652 kilomètres, que par son débit, il prend sa source à 2.022 mètres daltitude pour venir se jeter dans la mer Adriatique. Limitrophe des régions françaises (Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur), italiennes (Val d'Aoste, Lombardie, Ligurie et Émilie Romagne) et des cantons suisses du Valais et du Tessin, sa capitale est Turin. Quant au climat, il est rude d'après les standards italiens, avec des saisons très marquées. L'hiver est froid avec beaucoup de neige. L'été est
chaud et sec. Le printemps et l'automne sont tempérés, voire frais avec des brumes au temps des vendanges. Nous tombons tous directement sous le charme, entre collines, montagnes verdoyantes et sommets aux neiges éternelles, tout le monde en prend plein les yeux, ce trajet en van dune bonne demi-heure dans la vallée permet également de faire connaissance et il ne faut pas attendre longtemps pour que les premiers éclats de rires se fassent entendre, tout le monde est en pleine forme et nous avons tous hâte de monter sur nos motos. Nous arrivons à Susa, on débute le séjour par une petite visite de la ville, une rue piétonnière avec quelques commerces et Cédric prend tout de suite son rôle de guide touristique à cur en nous expliquant quels sont les meilleurs alcools et vins locaux. Nous nous pausons quelques minutes le temps dun café en terrasse; Jérôme et Mathieu décide ensuite de ramener un souvenir, un de ces fameux alcool local
quand une sympathique commerçante locale rencontre la joie dun groupe denduriste belge émerveillé par la région, il nen faut pas plus pour quon se fasse offrir lapéro (merci Matt) ... il est 10h50, le séjour débute sous les meilleurs auspices !
Après ce premier arrêt, direction le site de GasGas Italie. Situé à quelques minutes de Susa, limportateur qui est aujourdhui lemployeur de Cédric (Melotski participe avec succès depuis 2 ans au Championnat national pour limportateur) nous ouvre ses portes, Cédric nous présente toute léquipe et nous fait visiter les locaux
loccasion aussi de prendre sa GasGas 300 2t Factory qui avoisine les 17.000 eur dans cette configuration « racing », une très belle machine que Manu et Jérôme auront loccasion dessayer, ils ont été bluffé par le comportement de la moto. Mais lhorloge tourne et il est temps de prendre la direction de lOsteria Peccati di Gola à San Didero, notre hôtel, où nous attendent alignées au cm près nos motos arrivées la veille en camionnette avec Cédric. Chacun prend possession de sa chambre, simple ou double selon les souhaits, et nous nous retrouvons tous autour de la table pour un
apéro (oui déjà le deuxième), suivi dun déjeuner qui même annoncé light serra amputé pour la moitié dentre nous car trop copieux. En Italie un repas type se compose dantipasto (charcuterie mixte de Porchetta, Arrosticini, Pancetta, Bresaola, Coppa, Prosciutto ou encore Daniele*), ce qui signifie « avant repas », qui ne sont pas censé rassasier mais, au contraire ouvrir lappétit. Après lantipasto viennent les primi piatti «les premiers plats», ils peuvent être différents mais sont le plus souvent une soupe copieuse comme le minestrone, des pâtes, de la polenta ou du risotto. Ensuite vient un plat de viande ou de poisson. Et enfin le dessert ! Derrière tout ceci Cédric vous attend pour minimum de quatre heures de motos
et vous annonce que « cette après-midi on va la faire cool, le guide nous rejoint demain, je vais vous emmener dans la montagne pour juger votre niveau afin détablir avec Elio (le guide) le meilleur programme pour les deux jours à venir »
On va la faire cool
ne jamais faire confiance à un pilote pro quand il vous annonce ce genre de choses, jai pu constater très vite quun pilote amateur na pas la même définition du mot « cool » quun pilote pro
Nous voilà tous sur nos motos, le temps dune halte pour remplir nos réservoirs, nous empruntons une petite route nationale pour faire quatre petits kilomètres avant dattaquer le premier sentier et
on rentre tout de suite dans le vif du sujet, ça monte (normal vu le relief me direz-vous), on peut même dire que ça grimpe sec, on emprunte une multitude de chemins de chèvres, il fait très sec et les pierres, cailloux défilent sous nos tétines, pas de grosses difficultés, ça passe partout, seul pour certain, avec laide de Melotski pour dautres
Quoiquil arrive Cédric est toujours là pour vous donner un coup de mains, il tentera dabord de vous distiller quelques conseils afin que vous puissiez essayer dy arriver seul, si
vraiment ça ne va pas, pas de panique, il prend la moto en mains et passe la difficulté pour vous, ce qui vous permet de voir comment le maître passe et par la suite découter ses conseils sur ledit passage. Tout au long du séjour Cédric nest pas avare de conseils de pilotages, prenez le temps de bien lécouter. Même si dès ce premier jour tout le monde est passé par la poussette, pas de difficultés insurmontables, du technique, du très technique avec du relief impressionnant mais en une après-midi vous avez déjà le sentiment davoir progressé. Alors que nous sommes au Col des Fenêtres (étape importante du tour dItalie) il est déjà temps de
penser à lapéro. Nous prenons le chemin du retour et là Cédric nous fait découvrir « lenduro silence », obligation pour tout le monde de descendre moteur coupé ! Force est de reconnaitre que si au début la sensation est un peu étrange, on prend très rapidement ses marques et on en redemande, cest très agréable et on se rend compte que finalement une moto électrique, cela doit être très très agréable ...
Retour à lhôtel, il est 18h30, nous avons fait un peu moins de 50 kms, les mines sont un peu tendues, les traits un peu tirés mais tout le monde est ravis de cette première journée. Alors que tout le monde se change et part à la douche, Cédric nous annonce « demain ce sera plus facile, moins technique »
Mon Dieu
il ne croyait pas si bien dire, nous allons TOUS y compris Cédric et le guide local, vivre une matinée très très dur ! Mais avant de vous narrer cette fameuse matinée, place à lapéro ! Nous entamons le souper et alors que Jérôme nen finis pas de répéter que les mets sont délicieux tandis que Matt et Frank restent en admiration face aux différents vins quon nous fait gouter, Cédric nous raconte quelques anecdotes entre coupée dimitations dont lui seul a le secret, nhésitez pas par exemple à lui demander dimiter le son que fait louverture de linjection sur une certaine moto de cross japonaise, fou rire garantis ! Bref, jobserve avec joies les yeux brillants de tout le monde, le bilan est on ne peut plus positif pour cette mise en jambe, tout le monde vit ce quon peut appeler un rêve. La soirée se termine et dehors le temps se couvre, les éclaires illuminent le ciel, et le tonnerre claque avec une violence inouïe. La pluie fini par tomber, elle ne cessera que très tard au lever du soleil
Il est 8h00 et oui Chef Melotski est intransigeant avec le timing « je vous veux sur les motos à 09h30 », jouvre mes volets et je constate que le soleil a repris son droit, quand à la vue depuis la chambre, elle est tout simplement magnifique, elle moffre un panorama sur les montagnes aux sommets enneigés
Il a plu toute la nuit, le sol à lair relativement humide, même si je préfère un terrain un peu plus humide que sec, pluie + cailloux je me dis que cette équation ne va pas nous donner un bon résultat sur le type de terrain de la région. Mais je nai pas oublié ce que Cédric nous a dit la veille « demain ce sera plus cool », je pars donc prendre mon petit déjeuner serein et jen profite pour faire le bilan de la veille avec le groupe.
Emmanuel (alias Manu) : «on a passé une bonne journée hier, cest vraiment un terrain inconnu, on ne trouve bien entendu ceci nulle part en Belgique, cest finalement très physique, technique mais après une telle journée on a un sentiment de satisfaction, on est fier de lavoir fait, et aussi rassuré, confiant, car on a toujours une appréhension
je suis étonné par le pays et la sympathie des locaux, aucune animosité, agressivité envers les enduristes, au contraire, ils sont contents de nous voir, que demander de plus ? »
Jérôme (alias Force tranquille, surnom donné par Cédric face au pilotage de Jérôme, toujours très calme, jamais énervé, réfléchis, il en a étonné plus dun) : «ouf ! Quelle première journée ! Nous sommes dans un charmant village, une chouette petite journée pour commencer et quest-ce quon mange bien ! Question moto, il faut shabituer aux pierres, jai fait ce quil ne faut absolument pas faire, jai mis un nouveau pneu cross et un nouveau bib mousse (Pour ce type de terrain Cédric conseille un vieux bib mousse de 120 dans une jante de 140 et surtout pas un pneu cross), pour le reste nous sommes un chouette groupe, bien équilibré, homogène et lambiance est excellente »
Matt : « cest une excellente mise en jambe, la nourriture et les vins sont très bons, il faut juste sacclimater à laltitude »
Frank : « cest une très belle découverte ! Une superbe mise en jambe, je suis arrivé ici avec ma nouvelle KTM exc 500, moto que je ne connaissais pas, jen suis ravi, je ladore. Cédric nous a fait découvrir lenduro silence, passer de 1.600m à 600m sans moteur, sans bruit, cest une très belle expérience. Quant à laccueil, il fut des plus agréable, nous sommes bien installés et la carte est alléchante. Je ne connaissais pas du tout Cédric avant, je le découvre aussi, cest vraiment un passionné, un très chouette gars ! »
Samedi 26 mai | Des sentiers dignes du Championnat du monde
Il est 9h40, le soleil brille, notre guide nous rejoint et nous partons tous confiant pour une journée que le maître nous a annoncé plus roulante et moins technique que la veille
Nous faisons un peu de route, mais très peu, à peine deux kilomètres avant de plonger dans un petit sentier, je suis lavant dernier du groupe, Cédric joue le rôle du « camion balais », et, dun coup jobserve le guide et les autres pilotes qui disparaissent sur une impulsion dans la montagne, là je me dis cest partis ça va grimper, le déjeuner pas encore digéré, tout le monde est « froid » musculairement parlant
nous entamons un chemin de chèvres herbeux, des pierres, des cailloux, une pluie tombée durant toute la nuit
une bien bonne équation
chacun laisse une marge face au pilote se situant devant lui et nous faisons deux cents mètres de gauches droites serrés, de virages à 180°, ça patine, ça glisse à droite, à gauche mais ça passe, encore quelques mètres et
tout le monde se rejoint, car devant ça bouchonne, les deux premiers sont bloqués et doivent descendre de la moto pour pousser, je coupe le moteur, jai le temps de bien observer le chemin sous mes tétines :
des cailloux, des pierres, des cailloux et
encore des pierres, devant, derrière, à droite, à gauche, il ny a que ça, impossible daller rechercher de ladhérence et tout le monde est à larrêt
Cédric qui ferme le groupe dans cette portion passe devant moi, puis remonte tant bien que mal tous les pilotes
Une fois la moto posée, il revient vers nous en transpiration, donne des conseils, ça passe finalement pour Frank et Jérôme; Matt qui a une bonne base de trialiste passe également
Manu aura un peu plus de mal pour une partie mais à cause dune moto un peu capricieuse, le guide prendra un billet pour le sol, quant à moi, en manque de physique et de roulage, et avec le matériel photo et vidéo, après une tentative je préfère ne pas prendre de risques et confie ma moto à Cédric pour passer cette difficulté. Après quelques minutes de marche (le moindre effort en altitude se fait très vite ressentir) je rejoins le groupe en haut, je découvre des pilotes exténués, la mine déconfite et nous ne manquons pas de remercier Cédric pour nous avoir annoncé la veille que aujourdhui cétait plus facile et moins technique ! Nous avons mis plus dune heure et demi pour faire à peine 3,5 kms ! Jentame une discussion avec les autres afin de savoir si cest moi qui suis une « chochotte », ou si eux également ont trouvé ce passage particulièrement technique et pas spécialement amusant, lavis est unanime, cest de trop, trop hard
Cédric nous rejoint et nous explique alors que ce type de chemin est digne dun chemin technique et extrême du Championnat du Monde, que la pluie la rendu très très difficile et technique
Le guide a également été surpris par la difficulté, Cédric en profite pour le rappeler gentiment à lordre en lui demandant de ne pas continuer dans ce type de chemin
il est 11h15, nous sommes en route depuis 09h40, nous avons fait 4,5kms, après un tel effort nous décidons tous daller prendre
lapéro et quelques antipasto. A 1.600 mètres, tout le monde ne parle que dune chose, cette fameuse portion technique
Cédric profite de cette pause pour distiller quelques conseils sur la position à adopter sur la moto dans de telles conditions, et sur les pneus. Vu le temps passé dans cette portion matinale, nous repartons assez vite, direction
la neige ! Cette fois-ci les chemins sont roulants (tout est relatif, roulant par rapport au sentier passé le matin), tout le monde passe partout sans le moindre soucis, nous empruntons un peu de routes de montagne et je me retrouve au détour dun virage au beau milieu dun troupeau de vaches en train de monter aux pâturages, ça na lair de rien, ça semble anodin
mais je peux vous assurer que ça vous procure une sensation particulière, une sensation de liberté, despace, de bien être que de se retrouver entourer de vaches au milieu de nulle part à 1.500 mètres daltitude
sen suit une montée en zigzag vers un sommet enneigés qui fut également riche en sensations, non pas par la difficulté, mais parce quelle fut accompagnée par un banc de brume, nous avons entamé la montée sous le soleil puis un banc de brume est venu nous rejoindre par le bas de la vallée, ce fut extraordinaire de «faire la course» avec ce banc de brume ! Malheureusement un petit pépin mécanique sur la moto de Manu nous fera redescendre plus vite que prévu à lhôtel pour
lapéro et le lunch.
Nous repartons assez tard de lhôtel, il est 15h40, « ce soir, on termine au phare ! » lance Cédric
alors que laprès-midi est déjà bien entamée nous prenons la direction du lac du Mont Cenis via Novales toujours en empruntant ces chemins composés principalement de cailloux, mais force est de constater quon se sent déjà plus à laise, lapprentissage se fait finalement naturellement, tant en roulant quen appliquant les conseils de Cédric. On se rend compte quon progresse de jour en jour, dheures en heures
progression dautant plus rapide quand comme moi vous avez le niveau le plus faible et que vous faites partie dun groupe qui vous tire vers le haut (au sens propre comme au sens figuré), nhésitant pas également à me conseiller (merci Frank)
Nous arrivons sans encombre à notre point de chute, la Lac de Cénis en
France ! Profitant du temps que je passe à faire des photos et à admirer les marmottes sauvages (génial !), Cédric tente demmener Frank et Mathieu au lac par la route dHannibal (itinéraire suivi par Hannibal* lors du franchissements des Alpes en 218 avant JC), mais la neige aura raison de leur motivation et quelques kms avant datteindre le but, ils seront obligés de faire demi-tour
Nous nous rejoignons tous pour
de lenduro silencieux, comme cest devenu une habitude, nous redescendons tous moteurs coupés ce que nous avons monté (via dautres chemins bien entendu); et quelles sensations à nouveau ! Les virages à 180° dans les chemins de chèvres senchainent pour nous ramener directement au pied de lhôtel
il est 20h15, et après 145kms nous navons pas terminé au phare, mais quelle magnifique journée !
Le temps de mécaniquer un peu sur les motos, de prendre une douche et je rejoins rapidement mes camarades à table pour faire le bilan de la journée.
Frank : « quelle journée ! bien hard ce matin à froid, du franchissement glissant, on avait bien mérité lapéro ! Laprès-midi a été plus roulant, des décors différents, Cédric nous a proposé une variante* bien technique, mais plaisante, une journée au top ! »
[bJ]Matt[/b] : « bref jaime lenduro ! Ici tu arrives à la finalité en fait, tu ne cherches pas la difficulté, tu dois juste chercher à aller du point A au point B et quand tu arrives à passer cest bingo ! On se fait plaisir tout simplement ! »
Jérôme : « haaaa les descentes sans moteur, cest quelque chose
il faut le faire pour le comprendre. Après presque deux jours passé à jouer dans les cailloux, on sy habitue, autant on a galéré parfois le premier jour, autant aujourdhui on se sent à laise, jai passé une excellente journée jusquà ce que ma petite chute me rappel à lordre et me calme un peu
»
Manu : « il faut de la condition pour rouler ici, cest technique, mais au plus tu roules, au plus tu prends de lassurance, cest le roulage qui te fait progresser. Jai vraiment apprécié les descentes sans moteur, une bonne journée si on ne tient pas compte de mon petit pépin mécanique ».
Dimanche 27 mai | Du roulant et des paysages à couper le souffle
Au programme de cette dernière journée, la station de ski situé sur la montagne de Frais, le col de lAssiete, et une descente vers Sestrière pour déjeuner à Sauze dOulx. Pour démarrer cette dernière journée, nous rejoignons Elio (le guide) à Susa chez lui. Il nous emmène très rapidement jusquà la station de Frais par un décor totalement différent des jours précédents, nous passons des chemins étroits de chèvres caillouteux aux sentiers boisés et terreux. Ce qui ne nous empêche pas dêtre toujours autant sous le charme de la région. Le temps de prendre quelques clichés à la station et nous redescendons pour
remonter via lautre versant, le guide nous arrête et nous dit en montrant le contrebas « si volare morto »
personne na eu besoin de traduction pour comprendre et tout le monde est resté bien concentré
Après une pause déjeuner dans une pizzeria locale, nous reprenons la route, direction à nouveau les sommets enneigés et le passage dun tunnel militaire à 2.200mètres et long de 300 mètres, attention jannonce phare obligatoire ! Ayant le vertige et étant pris par le temps Elio me propose de prendre une variante* que jaccepte un peu à contre coeur. Mes camarades partent pour ce qui va être pour eux le meilleur moment du séjour. De mon côté je prends la direction du sommet par des chemins plus roulants, rapides, mais tout aussi jolis et amusants. Nous nous retrouvons tous au sommet, Frank, Force Tranquille, Matt et Manu ont des sourires jusquaux oreilles et les superlatifs fusent dans tous les sens « wahou », « superbe », « magnifique », ce qui me fait tout de suite regretter davoir pris la variante même si je me suis fait également plaisir, jai le sentiment davoir loupé un grand moment, le meilleur moment du séjour
Nous repartons tous en direction du tunnel militaire
nous croisons à son entrée des trialistes locaux, le contact passe très bien, nous faisons la causette quelques minutes avant dentamer la traversée via un tunnel militaire. Nous ne sommes plus sur la montagne mais dans la montagne et
le petit phare de nos motos est vraiment très léger pour apprécier lintérieur du tunnel
après le guide je suis le premier à en sortir, arrive Frank, Jérôme suivi de Mathieu
pas de trace de Manu, arrive les trialistes italiens qui nous expliquent que un de nos camarades est bloqué
et à fait demi-tour. Lampoule de la moto de Manu ayant cassé juste avant le tunel, il sest retrouvé dans le noir complet, ne voyant plus rien il a été obligé de faire demi-tour, après quelques minutes Elio nous ramène Manu, finalement tout le monde redescend vers Susa pour la fin de ce séjour et pour
lapéro !
Cest déjà avec une certaine nostalgie que tout le monde sattable pour cet apéro dans la petite ville de Susa, pas le dernier puisque nous devons encore rejoindre lhôtel et aller souper au restaurant
Tout le monde fait le débriefing de la journée, partage ses ressentis avec un large sourire, tout le monde est enchanté
mais il est temps de laisser le guide rentrer chez lui
nous le remercions vivement, du fond du cur pour sa patience et sa mémoire déléphant, à aucun moment nous avons du faire demi-tour, à aucun moment nous avons eu le sentiment quil nous baladait à laveugle, à aucun moment nous avons eu le sentiment quil nous mettait en danger, il semble connaitre ces montagnes comme sa poche. Il est 19h00 et il est temps de quitter Susa, Cédric qui est venu nous rejoindre en camionnette repart vers lhôtel nous laissant le soin de rentrer seul par la route national
mais cétait sans compter sur la volonté, lenvie des uns et des autres de vouloir profiter jusquau dernier moment de la région. Jérôme en tête nous décidons de rentrer à lhôtel via les petits chemins plutôt que par la national (est-ce bien raisonnable sans carte, ni guide ?)
on longe les collines en direction de lhôtel puis décidons demprunter un premier chemin de chèvres, très vite, on grimpe, on grimpe
arrive un premier passage technique le groupe se resserre, Jérôme sarrête, se retourne « on continue ? », réponse unanime « oui ! »
tout le monde passe
sans savoir où le chemin allait nous conduire nous décidons malgré tout de continuer, nous voulons en profitez jusquà la dernière minute ! Finalement le sentier rejoint une route, ouf, le choix était le bon
à peine le temps de couper ma caméra embarquée, mes camarades repartent de plus belle, enchainant avec un autre chemin qui finalement nous mènera à un cul de sac, dommage pour nous, tant mieux pour notre sécurité car vu la pleine de jeux, il nétait pas du tout raisonnable de partir à laventure sans guide, nous décidons donc à contre coeur dagir en bon père de famille que nous sommes tous et ne pas risquer daller se perdre dans un tel labyrinthe.
Nous arrivons à lhôtel loccasion à nouveau de faire le bilan de cette dernière journée après quelques 160kms parcourus.
Matt : « nous sommes passés par de très beaux chemins aujourdhui, ceux de la piste de ski ; à nouveau de belles descentes moteur éteint, mais moins technique. Mon meilleur souvenir est cette ascension vers le tunnel militaire, cétait fabuleux ! On a traversé des pâturages où il fallait grimper sans aucune traces, chacun prenait la voix quil voulait, cétait du hors pistes mais sans rien abimer
finalement on peut dire quon sest acclimaté au bout de trois jours, on voudrait encore monter plus haut, mais la neige nous en empêche, jai un gout de trop peu, mais pas dans le sens négatif, dans le sens positif, jai déjà envie de revenir vu les possibilités, cest tout simplement illimité ici ! Merci Cédric ! »
Jérôme : « cette dernière journée est moins harde, je nai pas trop transpiré, une belle journée point de vue paysage. Jai eu un peu de mal suite à ma chute de la veille mais au finale, que du bonheur cette aventure, et outre la découverte de la région, jai également découvert un très chouette type, Cédric
merci à lui pour ce séjour. »
Frank : « aujourdhui le décor était complètement différent, on a eu droit à de très très belles vues, dautres chemins moins techniques et plus roulanst, une autre adhérence, le summum de la journée fut cette fameuse montée dans les pâturage vers le tunnel, paysages magnifiques ! Quand on vit ce quon vient de vivre, on ne peut dire quune chose, merci Cédric ! »
Manu : « de loffroad aujourdhui ! On a vraiment fait de loffroad, cette montée vers le tunnel, spectaculaire, décors époustouflants, au sens propre comme au figuré, pas évident de gérer leffort à pareil altitude, jai adoré, vraiment félicitations et merci à Cédric pour le séjour ! »
Au terme de ce séjour, nous sommes tous très triste ! Triste que ça se termine, nous en voulons encore, tout fut tellement beau et bien organisé. On ne peut que remercier Cédric, pour sa gentillesse, sa passion pour la nature et lenduro, merci pour ses conseils, sa joie, sa bonne humeur, ses pitreries à table ou sur la moto
Merci également à son guide Elio. Je tiens aussi à remercier Frank, Jérôme, Matthew et Manu, le groupe était vraiment homogène, pas desprit de compétition ou denvie de vouloir faire mieux que lautre à tous prix, juste des enduristes qui sont venus pour le plaisir de rouler, merci à tous, et comme on se lest promis on le refera !
*Variante : tout au long du séjour, Cédric et son guide face à certaines difficultés ont toujours la possibilité de vous proposer ce quil appelle une variante, cest-à-dire un passage plus facile, moins technique afin que tout le monde trouve son plaisir.
*Porchetta : viande de porc qui cuit au four pendant huit heures
*Arrosticini : petites brochettes en viande de brebis
*Pancetta : poitrine de porc salée et poivrée, aromatisée de clous de girofle, cannelle, muscade et genièvre macère 8 à 15 jours, est dégraissée puis séchée. La PANCETTA a une saveur douce très agréable.
*Bresaola : à base de viande de boeuf dégraissée, salée, poivrée et épicée : elle sèche ensuite de 1 à 3 mois (suivant le poids) son goût ressemble beaucoup à celui de la viande des grisons.
*Prosciutto : du jambon est taillé pour lui donner sa forme, puis massé avec du sel ; il repose 2 mois puis on le nettoie à l'eau tiède. Enfin il séchera plusieurs mois. Les jambons de PARME, de SAN DANIELE, sont les jambons les plus réputés : moelleux et savoureux, ils sont d'une grande richesse aromatique.
*Coppa : de la longe de porc qui va macérer de 8 à 15 jours dans un mélange de sel, poivre, ail, girofle et vin, puis séchera 4 à 5 mois afin de développer ses arômes. Cette charcuterie savoureuse et typée est également très estimée.
*Hannibal : considéré comme lun des plus grands tacticiens militaires de lhistoire il quitte en lan 218 avant notre ère lEspagne avec son armée composée de plus de 38000 hommes accompagnés de milliers de cavaliers et 37 éléphants dAfrique. Ils traversent les Pyrénées, puis les Alpes pour gagner les plaines du nord de lItalie, cette traversée des Alpes est considérée comme lun des plus grands exploits de lantiquité, si le sujet vous intéresse je ne peux que vous conseiller daller visiter ce site : http://hannibal-dans-les-alpes.com/ ou tout simplement de taper « route dHannibal » dans un moteur de recherche, vous trouverez une multitude de sites.
En pratique :
-Le coût du séjour varie entre 545 & 645 eur (compris dans ce forfait : transport aller/retour des motos & équipements depuis Wavre jusquà votre point de départ pour le séjour, motos et équipements doivent être déposé une semaine avant chez Wavre Motos, votre billet davion aller/retour, navette aéroport/hôtel/aéroport, logement en chambre single ou double, petit déjeuner, déjeuner, souper, vins et eaux (depuis le vendredi midi jusquau déjeuner du lundi matin), reste à votre charge les consommables de votre moto, les softs (coca, fanta et autres
) et les apéros.
-vu les disponibilités limitées des vols sur Turin, en générale le séjour sétale sur 3 jours et demi, départ depuis Charleroi le vendredi matin tôt, pour arriver début de matinée à Turin, visite de la ville & GasGas Italie, puis enduro le vendredi matin, enduro toute la journée du samedi & dimanche, petit déjeuner à lhôtel le lundi mati avant le retour vers Charleroi.
Piémont | Tradition gastronomique et vinicole riche et prestigieuse
Turin est la capitale administrative du Piémont, dont les autres provinces sont Alessandria, Asti, Biella, Cuneo, Novara, Verbano - Cusio - Ossola et Vercelli. (5,3 millions dhabitants). Les vignobles couvrent 59 000 ha. La production annuelle est de 3,1 millions dhl. Avec une superficie de 25.400 km², soit 8,4% de l'espace italien, le Piémont se situe au deuxième rang des régions italiennes. Le Piémont compte 4,3 millions d'habitants, ce qui le situe au cinquième rang de l'Italie. D'un côté, vous trouverez les vignobles de Barolo, la perle des vins italiens, et ce climat magique qui permet à la truffe blanche si prisée de s'épanouir; de l'autre, deux des sommets les plus spectaculaires des Alpes, le Mont Blanc et le Cervin, qui dominent la vallée d'Aoste que l'hiver et l'été magnifient tour à tour.
Le Piémont est une région riche d'histoire et de beautés naturelles, la région offre des loisirs, des initiatives culturelles diverses, des activités sportives et une excellente cuisine.
Les localités touristiques les plus importantes sont Sestriere pour les sports d'hiver, Sauze d'Oulx, pour les possibilités de promenades dans les vallées et l'Oasis de Zegna qui est caractérisée par une nature sauvage et encore épargnée par le tourisme de masse.
Turin, le chef-lieu du Piémont, a la réputation d'être une ville magique. Considérée comme la capitale de la grande industrie italienne (c'est là que se trouve l'usine FIAT, une des plus grosses industries automobiles du monde), c'est également un des principaux centres touristiques d'Italie. Le Dôme abrite le saint suaire, le drap de Piemontelin qui a servi à envelopper le corps du Christ descendu de la Croix. Le Musée d'art égyptien de Turin conserve une extraordinaire collection d'art de l'ancienne Egypte et la Galerie Sabauda est pleine de chefs-d'oeuvres de grands artistes européens.
A Turin, quelques grands monuments rappellent également le rôle que le Piémont a joué dans l'histoire italienne des derniers siècles en tant que siège de la maison de Savoie (la dynastie qui a régné en Italie jusqu'en 1946) et première capitale du Royaume d'Italie: le Palais Royal, le Palais Madama, la Mole Antonelliana, la Villa Royale de Stupinigi. D'autres témoignages civils et religieux du passé : forteresses, basiliques, couvents
sont nombreux également dans le reste du Piémont, dans les villes et les provinces de Novare, Verceil, Coni, Alexandrie et Asti. Il y en a tellement qu'il est bien difficile d'en citer quelques exemples. Les paysages naturels sont splendides et variés dans le Piémont: montagnes, vallées, collines (les Langhe sont connues car beaucoup de récits de Cesare Pavese et Beppe Fenoglio, célèbres écrivains piémontais, se situent dans cette région), lacs (Majeur, d'Orta, de Viverone) et Parc national de la Valgrande.
La gastronomie : la cuisine italienne est une cuisine de gastronome. Elle tient une place importante dans la vie des Italiens. Ils aiment manger et les repas sont préparés avec soin et fierté. La gastronomie italienne est à l'image d'un pays qui s'étire des cimes alpestres à la presque africaine Sicile. Au-delà des pizzas, des pâtes ou du risotto, il y a de riches traditions culinaires, qui sont autant de reflets des terroirs et des caractères des hommes des diverses régions. On distingue le nord du Sud de lItalie par la majorité des plats du nord dItalie qui sont à base de beurre beaucoup plus que lhuile dolive italienne bien plus souvent utilisée dans le Sud. Si le sud de lItalie est réputé par le grand usage des pâtes séchées, dans le Nord le parmesan, considéré comme le roi des fromages est un incontournable de la cuisine. Les pâtes farcies restent la spécialité du nord de lItalie. Quant à la viande rouge elle est omniprésente dans la cuisine du Nord. A Piemonte et à Émilia Romagna, on y trouve la meilleure race bovine. On trouve également beaucoup de plats à base de poissons deau douce des lacs et des cours deau. La cuisine du nord se distingue par sa méthode de cuisson à petit feu de tous les aliments et tous les plats que ce soit pour préparer des ragouts, des plats au four entre autres. Les habitants du nord nutilisent pas beaucoup la sauce de tomate dans leurs préparations contrairement au reste du pays. Ils préfèrent utiliser comme liquide le bouillon, et pour lassaisonnement les fines herbes hachées. Le résultat nest que délicieux et raffiné.
La viticulture : le Piémont est considéré comme un géant du vin Italien. Cette région est la plus occidentale des régions d'Italie avec ses frontières avec la France et la Suisse, est bordé par les Alpes et les Apennins, ce qui explique l'origine de son nom : « pied des monts » (la majorité des vignobles de la région sont situés dans les collines). Bien qu'il ne se classe que septième en terme de production parmi les régions d'Italie, le Piémont est quand même considéré comme un géant du vin Italien. Principalement célébré pour ses vins rouges, aux premiers rangs desquels on trouve le Barolo et le Barbaresco. Mais le plus connu des vins de la région reste le pétillant et doux vin blanc d'Asti, le plus populaire des vins mousseux doux du monde. La demande mondiale est si grande que la région est face à une pénurie de raisins Moscato di Canelli.
Une très large majorité des vins du Piémont sont issus de cépages locaux. A côté du noble Nebbiolo, source du Barolo, du Barbaresco, du Gattinara et du Ghemme, la Barbera est le plus populaire pour les vins rouges, suivi du Dolcetto qui est apprécié pour sa rondeur. Les blancs sous appellation représentent un tiers de la production
Liens divers :
http://ollier.pierre...fr/HANNIBAL.htm
http://hannibal-dans-les-alpes.com/
http://www.osteriapeccatidigola.it
Contact : Cédric Melotte | email : melotski_ad_swing.be | gsm : 0485 65 05 85
Liens Vidéos :
Impossible de résumer tant j'ai des images, nous en avons tellement pris plein la vue qu'il est IMPOSSIBLE de tout partager, j'ai pris quelques passages en espérant vous donner envie, j'en mettrai d'autres d'ici les jours à venir ...
Vidéo partie 1 :
Vidéo partie 2 :
Un chemin type de la région :