Reprise de la moto "doucement" aujourd'hui, terrain gras, le pneu arrière de la petite 125 rend pratiquement l'âme, vivement le neuf.
Finalement, on oublie vite qu'on a un genou en vrac et on roule presque normalement, puis vient le moment, ou pour la première fois de ma vie, j'enfourche une poumpoum ...
Et là, j'ai été choqué par la facilité de pilotage au guidon de cette machine, les trous se sont transformés en billard, la relance à l'embrayage se transforme en grand coup de gaz avec une motricité, une traction et une linéarité parfaite ...
J'en chiais vraiment au guidon de la 125 dans les trous, dans les relances grasses, alors que la 250 tirait tout droit sans broncher, on aurait dit 2 terrains différent, un sec, un totalement détrempé, bien moins crispé au niveau des bras sur la 250, j'ai pu tenir 10 tours contre 6 sur la 125.
J'ai aimé le gabarit de la machine, qui ne date pourtant pas d'hier (CADRE ACIER SVP - 250 YZF 2004), cela me convenait nettement mieux, de la lourdeur, de la hauteur, de la largeur, j'avais l'impression d'avoir été moulé avec la moto comparé à ma 125 ou je me sens géant, le plus dérisoire, c'est qu'en 30 minutes de prise en main, au niveau des chronos, je faisais 2.5 secondes de mieux sur la 250 ...
J'ai vraiment l'impression de subir chaque portion de la piste sur la 125, le moindre trou est un calvaire, alors qu'avec la 250F les trous je ne les sentais même plus, on va me parler de préparation suspension, mais les deux motos sont d'origines ...
Du coup, j'ai pris un putain de pied à rouler la 250F pendant cette journée, moi qui pensait être un fervant adict de la ptiote 125, je ne sais plus trop quoi penser ...
Peut être commencer par remonter son poste de pilotage et attendre de recevoir son pneu pour juger tout d'abors, mais merde, quel claque dans la gueule je me suis prise ...